• Il y a des fois comme ça, où je me dis que j'aurai mieux fait de rester au lit. Comme aujourd'hui par exemple. Ou hier. Ou avant-hier. Ou même...ok, j'arrête.Je suis Sakira, bienvenue dans mon cerveau. Oui, c'est étrange de le dire comme ça mais, je suis étrange alors va falloir vous y faire.

     

    Déja, quand je suis tombée du lit ce matin, je savais que ça serait pas ma journée. Mais quand en plus, je me suis rendue compte qu'il était 9 heures et que j'étais censée avoir cours à 8 heures, je me suis carrément dit que j'avais des pouvoirs pour lire l'avenir.

     

    Là, ben, j'ai paniqué. J'ai enfilé un vieux jean et un T-Shirt et je suis sortie dehors avant de me rendre compte que j'étais en chaussons.

    Je hais le monde.

    Après avoir enfilé des baskets et m'être brossé les dents, j'ai réalisé à quel point j'étais mal partie.

    Je vous explique :

    J'habite à 5 kilomètres du collège et le bus ne passe qu'à 7 heures 30. Donc, je peux faire une croix sur le bus.

    En plus de ça, mes parents sont partis en voyage d'affaires.

    Allez, 5 kilomètres à pied, ça use, ça use...

    Je marchai en maudissant le monde quand une voiture klaxonne.

    -Quoi? On a plus le droit de s'user les pieds tranquillement ?!

    Euh oups. C'était le père de Jack, Antony. Jack ? Oh c'est mon meilleur ami ou mon petit ami, prenez ça comme vous voulez. Un blond avec des cheveux en pagaille et des yeux bleus ciel. Pas touche, c'est le mien.

    Antony part d'un grand rire avec sa voix grave.

    -Ah la jeunesse, finit-il par dire. Bonjour, qu'est-ce que tu fais là Saki ?

    -Salut. Euh, panne de réveil.

    -Je peux te déposer si tu veux !propose-t-il.

    -Si tu peux, ça serait cool parce que les cinq kilomètres, le temps que j'arrive, c'est le week-end !

    -Allez monte !

     

    Une fois arrivée, je traîne mon sac et je me dirige vers le bureau des surveillants .

    -Hey, c'est encore moi, panne de réveil . Dis-je en entrant.

    Monica, la surveillante me regarde, écrit quelque chose sur son carnet et me tend un bout de papier.

    -Tiens, grouille toi, monte en cours.

    Puis, elle replonge le nez dans son magazine.

     

    Les escaliers. Deux couloirs. Encore des escaliers...Je frappe à la porte.

    -Entrez!dit Mr Tesson.

    -Euh, j'ai un billet pour mon retard.

    Au fond de la classe, Jack me salue, le reste des élèves me fixent.

    Je pose le bout de papier sur le bureau du prof et je vais m'asseoir au fond avec mon complice blond.

    Mr Tesson reprend son cours.

    -Eh, t'as battu ton record, 2 heures de retard !chuchote Jack

    -M'en parle pas, je souffle. J'ai failli me taper tout le chemin à pied.

    -Aïe, compatit-il.


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  •  

                 Chapitre 1: Améthyste…

           Ou comment être la perfection           

                            incarnée.

     

             Bonjour! Moi c’est Améthyste! J’ai 12 ans aujourd’hui. Et je m’ennuie grave. Ma cousine Amina a été super gentille! Elle est venue me déposer une part de gâteau avec une bougie dans ma chambre. Ses parents seraient super fâchés s’ils le découvrait.

              Ils ne m’aiment pas. Mon oncle était jaloux de mon père quand ils étaient petits.

    Mais mes parents sont morts.

    D’après mon oncle, mon père n’était qu’un lâche et un misérable qui n’avait rien trouvé de mieux que de mourir pour échapper au manque d’argent. A chaque fois que j’entends ça, je serre les poings de toute mes forces et je ne dis rien. Il n’a pas le droit de dire ça! Mon père était un homme bien et ma mère aussi d’après mes souvenirs!

    Mes souvenirs…Mes parents me manquent.

    La seule chose que j’ai d’eux est un collier dont le fil est en argent et un pendentif représentant un croissant de lune. Depuis que je suis petite, je le cache parce que si mon oncle le trouvait, il irait surement le vendre: le pendentif est incrusté d’un petit morceau de diamant!

    Ce jour là j’avais fugué de chez mon oncle comme je le faisais tout les mois.

    Je me promenais, mon sandwich à la main, une sacoche accrochée à mon épaule contenant quelques affaires et mon collier.

    « La vie est belle sans ce gros boudin d’oncle! » chantonnai-je. Je croquai dans mon sandwich à pleine dents. Une affiche attira mon attention, je ne remarquai donc pas l’homme que je percutai.

    Sous le choc, ma sacoche était tombée, laissant glisser mon collier et quelques jeans.

    L’homme, d’environ trente ans me regarda, étonné puis se pencha pour m’aider à ramasser mes affaires. 

    « Excusez moi, je ne vous avais pas vu. » m’excusai-je.

    « Ce n’est pas grave! » sourit l’homme. Soudain, son visage se figea de stupeur quand il ramassa mon collier.

    « Améthyste… »

    « Oui, c’est moi! » répondis-je.

    Il marmonna quelque chose et je tombai dans les pommes.

     

    Ces beaux cheveux blonds qui s’échappent de ce chignon…Ces yeux verts si amicaux…ma mère. 

    Ces cheveux bruns ébouriffés…Ces magnifiques yeux bleus marines…mon père.

    Mes parents.

    Je les vois. Je leur cours après. Je hurle leur nom. Ils s’éloignent. Non! Je ne veux pas encore rester seule…

    Un sanglot fit trembler le corps d’Améthyste.

    Ils…ils reviennent! Ca y est ! Ma mère me prend dans ses bras, mon père me caresse la tête. Nous changeons de décor. Nous voilà chez nous, la maison que j’habitais avant.

    Je joue avec ma mère dans le salon. Puis on entend des hurlements, des cris, du verre qui se brise. Ma mère se précipite. Un homme se bat avec mon père. Il ricane. L’instant d’après, mon père git au sol, sans vie. Ma mère folle de désespoir se précipite vers lui. L’homme qui a tué mon père va s’enfuir par la fenêtre quand ma mère lui hurle dessus. Je n’entends pas bien…

    « Dereck…maudit! …David…mon mari…vu ton visage! …paieras! » Voici les bribes de mots que je saisis.

    L’homme se ressaisit puis se retournant, il attrapa ma mère par la taille puis sauta par la fenêtre.

    Du haut de mes trois ans, que pouvais-je faire?

    Je me mis à pleurer. Seule.

     

    Je me réveillai. Tandis que des larmes coulaient le long de mes joues, je sentis un profond sentiment de haine et de vengeance m’envahir. Cet homme qui avait tué mon père…Je le haïssais de tout mon être.

    Ma mère…est peut-être encore en vie!

    J’ouvris un œil rempli de larmes. La lumière m’éblouit quelques instants puis je décidais d’ouvrir l’autre.

    Une douce odeur de sapin embaumait l’air, tandis que les flammes d’une cheminée crépitaient. Mon cerveau se reconnecta quand j’aperçus l’homme que j’avais percuté dans la rue à mon chevet, endormi. Je reculai brusquement, me collant contre le dossier du lit sur lequel j’étais installée. Le bruit que je fis alerta l’homme qui se réveilla.

    « Améthyste…La bague a fait son effet à ce que je vois. » dit-il.

    « Qui…qui êtes vous?! Je ne vous connais pas! Ou suis-je? » demandai-je.

    « Mince…ta bague n’a pas encore fini! » répondit-il.

    Je suivis son regard, et regardai ma main. Une bague d’un bleu éclatant scintillait de mille feux. Puis je me réévanouis.

    Les mêmes images apparurent. Cette fois, je me concentrai seulement sur le visage de l’assassin de mon père.

    Il était blond, ses yeux noirs scintillaient d’un éclat mauvais.

    J’imprimais son visage dans ma mémoire, emplie d’une haine incontrôlable. Les images se dissipèrent.

    A mon réveil, l’homme n’était plus à mon chevet.

    Je me levai, puis sortit de la cabane à pas prudents.

    Un feu de bois crépitait à l’extérieur. Je m’assis près de ces flammes rassurantes.

    Elles m’aspirèrent.

     


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  • Chapitre 2

                   La sphère blanche

     Ou être pomponnée n’est pas aussi                                 

            merveilleux que l’on croit  

     

    Quand je me suis réveillée, j’étais dans une énorme pièce blanche et ronde.

    C’était une sphère géante en fait. De grands écrans étaient fixés au parois.

    Brutalement, ils s’allumèrent, et des images de moi apparurent, tournoyant dans les airs.

    Une énorme flèche orange scintilla, et se tourna vers une porte fermée.

    « Ouh lala, ça sent les problèmes tout ça! » murmurai-je en me tournant vers l’entrée encore close.

    Quelques secondes passèrent, et je me détendis.

    Grave erreur.

    La porte s’ouvrit et quelque chose de blanc fonça vers moi.

                                    

     

                                     ***

    -Aaaaaaaaaaaah! 

    BOUM.

    -Argh, mon bras! C’était quoi ça?!

    Un tableau de bord. Un tableau de bord m’avait percuté.

    La flèche orange pointait maintenant vers le tableau en brillant intensément.

    Ce que disait mon cerveau: Enfuis-toi! Cette sal*perie de machine va te foncer dessus! 

    Ce que disait mon cœur: Approche-toi!

    Je me suis approchée. L’écran étincelait et des boutons de plusieurs couleurs scintillaient. Prudemment, j’en touchai quelques uns.

    Une fumée blanche s’évapora.

    Et je tombai dans les pommes. Encore.

     

                                      ***

    A mon deuxième…non, mon troisième réveil, une odeur atroce flottait dans l’air.

    Du parfum. Lourd, tellement lourd qu’il en était nauséeux. En essayant de me tâter le front, je découvris que mes cheveux étaient attachés en une longue tresse châtain qui balayait presque le sol,  ce qui était étrange vu que j’avais les cheveux mi longs!

    Une pensée me revint et me prit à la gorge.

    « Mon collier! Où…? »

    Il enserrait mon front comme un diadème. Pas très pratique pour se balader dans la rue tout ça.

    Le pire? C’était la tenue. Elle était trop…trop. Sérieusement, je me voyais mal aller au collège avec une robe bleue moulante et pailletée et des ESCARPINS avec des talons de QUATRE mètres!

    J’exagère à peine.

    Je me déchaussai, pour me retrouver pieds nus, histoire de pouvoir m’enfuir. On est jamais trop prudent n’est-ce pas?

    Je me précipitai vers la porte d’où était sorti le tableau de bord de tout à l’heure.


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  •      Bonjour. Je m’appelle Phylip. Et, non, l’auteure n’as pas fait de faute de frappe. Je m’appelle vraiment Phylip. J’ai 16 ans, et j’attaque ma première année de lycée. Ah oui! Je suis un vampire.

          Je vois déjà vos réactions: « Eh! Mais faut te faire soigner, mon pote! T’as qu’à carrément dire que tu t’appelles Edward! »

    C’est la vérité. Je suis un vampire. Enfin, un « demi-vampire ». Je ne bois pas de sang. Berk. Je préfère nettement les hamburgers, bien civilisés, qui, eux, ne hurlent pas quand on les bouffent.

           Vous vous demandez sûrement comment j’ai fait pour naître(comment ça vous vous en fichez?!).

           En fait, tout a commencé quand ma mère, une vampire, a rencontré mon père, un étudiant normal. Ils sont tombés fous amoureux. Evidemment, il fallait que ma mère soit l’héritière de notre Clan de Vampires. Et que ma grand-mère déteste mon père.

    Pff. C’est là que je me rends compte que ma vie est compliquée.

            Ma mère a donc décidé de s’enfuir avec mon père. Pendant 5 ans, tout alla bien.

    Jusqu’à ce que ma grand-mère retrouve mes parents. Extrêmement cruelle, ma grand-mère tua mon père. Ma mère, folle de rage, tua ma grand-mère. Elle reprit conscience et constatant qu’elle avait tué sa propre mère, elle s’isola dans une partie du monde ou les vampires de son clan n’avaient pas accès. Le Triangle des Bermudes. Le mystérieux lieu ou des disparitions se font chaque année…Elle se mit sous la protection d’un nouveau Clan, et changea de nom. 

             Au bout de plusieurs mois d’une existence rude et triste, ma mère découvrit qu’elle était enceinte. Elle décida d’élever son enfant à l’abri des Vampires, au Triangle.

               Naquit alors un petit enfant blanc, avec des yeux d’une couleur grise-bleue clair, et des cheveux blonds. 

    Moi.

                Le petit humain, sans longues canines, sans aucune caractéristique physique de vampire. Je possédai en revanche, une rapidité, une force, une vue, et une souplesse supérieure à la moyenne.

     

    Voici l’histoire de ma vie. Et elle n’est pas finie…

     

     

          J’embrassai ma mère et me levai.

    - « Chéri, tu veux que je te dépose? Prêt pour ta première journée de lycée? »

    Je lui souris.

    - « Ne t’inquiètes pas mam’s. Je peux marcher, ce n’est pas loin! »

    J’attrapai mon sac noir et je sortis.

    Je fis quelques pas, quand Théo me rattrapa en courant. Ses cheveux noirs étaient tout ébouriffés, et ses yeux verts étaient rieurs. On aurait dit qu’il se moquait.

    De moi?!

    - « Eh, mec! Fit-il en me balançant une tape dans le dos, t’as pas remarqué que t’as mis ton jean à l’envers? »

    Et voilà. Pour bien commencer la journée.

    - « Ras-le-bol à la fin! » fis-je, exaspéré.

    Je me précipitai chez moi, mit mon jean correctement et ressortit. Théo m’attendait.

    - « Eh ben voilà, vieux! C’est beaucoup mieux dans le bon sens! »

    Je lui décochai un coup de cartable, et il se frotta l’épaule en riant.

    - « Non, sérieux. T’es prêt pour le lycée? » fis-je à mon ami d’enfance.

    - « Ouaip, acquiesça-t-il, j’ai hâte de revoir Ilonna! »

    Ilonna était notre meilleure amie. Elle était blonde avec des cheveux bouclés, et elle avait des yeux bleus. 

    Théo et moi étions meilleurs amis depuis nos 2 ans. Ilonna nous rejoignit seulement à l’âge de 5ans.

    Théo et Ilonna sortaient ensemble depuis la 3ème. Entre eux, c’était l’amour fou, et souvent, je me disais qu’il fallait que je me trouve une copine.

    - « Ouh! Les petits amoureux! Fis-je, mort de rire. »

    - « Tu me diras  ça quand toi,  tu seras amoureux! »

    Nous arrivions devant le lycée. Théo, moi et Ilonna avions raté la visite du lycée de St-Yohann.

    Nous ignorions donc totalement à quoi ressemblait notre nouveau lycée. On entendit un bruit de sonnette. Ilonna était en train de nous foncer dessus à toute vitesse sur son vélo!

    - « J’AI PAS DE FREINS!!!!POUSSEZ-VOUS!!!!! » hurla-t-elle.

    Je m’écartai brutalement du côté gauche et Théo du côté droit. Mauvaise pioche.

    Ilonna le cueillit au passage et 10 mètres plus loin, ils firent un magnifique vol plané.

    Je m’approchai, inquiet. Ilonna était tombé sur Théo, et mes amis se regardaient dans les yeux.

    - « C’est…original comme retrouvailles! »plaisanta Théo.

    Ilonna éclata d’un rire frais, puis se releva.

    - « Bon, maintenant, ou est donc passé mon vélo? » fit-elle.

    - « Euh, c’est pas ça là-bas? » répondis-je en désignant un arbre.

    En effet, le vélo était tout en haut.

    Ilonna le fixa deux secondes, et se retourna.

    - « J’en rachèterai un, dit-elle, sinon, comment ça va les mecs? »

    Je lui souris, et aidais Théo, toujours assis par terre, complètement sonné.

    - « Moi, ça va, mais ton chéri, il doit avoir quelques bobos! »

    Ilonna serra Théo dans ses bras.

    - « Pardon mon chéri! » fit-elle d’une voix sucrée.

    - « C’est…pas grave, répondit mon meilleur ami, et c’est normal que je vois deux Ilonna? T’as une sœur jumelle? Ouh! Ca tourne! Beuh, je crois que je vais dormir un peu. Bonne nuit! » Il s’évanouit.

    - « Mince! Faut que je l’emmène à l’infirmerie! Heureusement qu’on est arrivé en avance! Phylip, tu m’accompagnes? »

    - « J’arrive! »

    Une immense cour se dressait. Des bancs étaient parsemés un peu partout. Au centre, une immense fontaine lançait ses jets d’eau, et nous entrions dans le bâtiment blanc.

    Après 5 couloirs, nous commencions à croiser des gens. Il allait bientôt être l’heure d’aller en cours. Portant Théo, je commençai à courir, suivi par Ilonna.

    L’infirmerie était une grande pièce blanche ou un brancard était dressé. L’infirmière nous demanda de poser Théo dessus.

    Elle fit quelque chose de complètement inattendu.

    Elle le gifla.

    Mon ami se réveilla en sursaut, et tomba du brancard. Je me mordais les joues pour ne pas éclater de rire. 

    - « Oui, maman, je me réveille… » bredouilla Théo.

    Ilonna, morte de rire, remercia l’infirmière, et la sonnerie se déclencha. Courant comme des malades, mes deux amis et moi, nous nous précipitions en cours.

    Les salles se succédaient, et nous trouvions enfin notre salle de français. Les étudiants étaient déjà entrés, et nous étions en retard.

    Se faire remarquer au premier cours. Total bonheur.

    Théo et Ilonna toquèrent, et entrèrent. Le professeur nous regarda, et nous fit signe de nous asseoir. Mes amis s’assirent rapidement.

    Mais j’étais hypnotisé. 

    Une jeune fille aux longs cheveux blonds et aux yeux d’un bleu éclatant me regardais.

    Je tombais immédiatement amoureux.

    Elle me sourit, et me fit un signe de la main. Puis elle se retourna, et glissa quelque chose dans l’oreille de sa voisine, une jolie brune, qui gloussa.

    - « Mlle Anderson, vous allez tout de suite arrêter de faire du charme à ce jeune homme, gronda Mr Kennedy, notre professeur principal. Et vous, je vous conseille de vous asseoir immédiatement! »

    Je rougis, et filait m’asseoir au fond, à coté de Théo et d’Ilonna. La jeune blonde me suivit du regard, et quand je passais à côté d’elle, je sentis une douce odeur de parfum qui me fit tourner la tête.

    - « Jane, j’espère que vous allez arrêter de batifoler avec tant de personnes, vos appréciations de l’année dernière sont catastrophiques! » Sermonna Mr Kennedy en regardant la jeune blonde.

    La fille, la première personne de qui j’étais amoureux était une sérial loveuse.

    Argh.

    La dénommée Jane soupira et regarda ses ongles.

    Mr Kennedy nous demanda ensuite de préparer un exposé sur nous-mêmes pour nous présenter. Et pour ce faire, il décida que l’on allait devoir former des groupes de deux.

        L’ordre donné, un grand brouhaha emplit la salle, alors que les élèves négociaient déjà pour former les groupes.

    - « Comment on va faire? On est trois! » grimaça Ilonna.

    - « C’est pas grave, il y aura bien quelqu’un pour être avec moi, la classe est en nombre pair! » dis-je en souriant à mes amis.

    - « Merci! » répondit Théo.

    Je me retournai et regardai les groupes formés qui s’étaient installés sur des bureaux. Je sentis un regard peser sur moi et remarquai que Jane me dévisageait. Elle sourit et dit quelque chose à sa partenaire,  qui lui fit un clin d’œil. L’amie de Jane changea alors de table et alla s’asseoir avec une jeune fille au cheveux noirs.

           Je remarquai alors que Jane s’approchait de ma table avec son sac et ses affaires.

    - « C’est pas occupé? Je peux m’asseoir? Je suis toute seule… »me dit-elle.

    J’enlevai mon sac de la chaise près de moi et invitai à s’asseoir près de moi la jeune fille qui faisait battre mon cœur.

    - « Chuuut! Je vais relever les groupes! » dit Mr Kennedy à la classe.

           Les noms se succédèrent et ce fut à Jane.

    - « Avec qui êtes vous, Mlle Anderson? » demanda notre prof principal.

    -«Avec Phylip! » répondit Jane, en me surprenant.

    La sonnerie tinta, et en grands bruits, les élèves sortirent. Jane rangeait son sac lentement, et quand elle eût fini, elle me demanda:

    - « Pour l’exposé, va falloir qu’on se voient! Je pourrai venir chez toi quand? »

    Je devins rou…Ah! J’avais oublié. Une de mes particularités, c’est que je ne rougis pas. Pratique!

    Je griffonnai mon adresse sur un bout de papier, et lui donnai.

    - « Je pense que samedi, vers 14h, ça serait bien. »fis-je.

    - « Parfait! répondit Jane. Et bien, a plus! »lança -t-elle en sortant, après m’avoir déposé un baiser sur la joue.

    Waaah. Mon premier bisou sur la joue!

     

                       Je pensai à Jane. A ses longs cheveux, à ses étincelants yeux bleus…A son parfum de rose qui sentait si bon, à son visage si parfait…Elle m’appelait doucement en souriant…Phylip…Phylip…

    - « Phylip!! Debout là dedans!» me hurla Théo dans les oreilles.

    - « Mmm? fis je en détournant mon regard de l’assiette que je regardai depuis 10 minutes, les yeux vitreux, qu’est-ce qu’il y a? »

    - « Il y a que ça fait dix bonnes minutes que tu fixes ton assiette! »

    Théo et Ilonna se regardèrent et me fixèrent d’un air…démoniaque.

    - « Ouh!!!Ca sent l’amour à plein nez ça! »

    - « Notre petit Phylip est amoureux!! » 

    - « Vive l’amour!!! »

    - « Quoi? Comment ça? Moi? Amoureux? N’importe quoi! »

    Mais mon visage disait autre chose.

    - « Allez de qui t’es amoureux?? »

    - « Personne! »

    - « Aller! Dis le moi!! »

    - « Non… »protestai-je mollement.

    - « Aller!!!Dis le nous!! »

    - « JANE ANDERSON! Voilà t’es content?! »hurlai-je.

    Un grand silence s’était fait dans le réfectoire. Et tout le monde me regardai.

    Gêné, je partis vers les toilettes, avec la ferme intention de tuer mes amis, et de m’enfermer dans les cabinets pendant 110 ans.

     

     

     

    -Alleeeeez, sort de là Phylip! Tu vas pas rester enfermé toute ta vie!

    -Tu veux que je te le prouves?

    -Roh, allez, sort!

    -Nan! Espèce de traître!

    Un claquement de talon aiguille retentit.

    -Sors de là! Hurla la voix d’Ilonna.

    -C’est les toilettes des mecs! Du vent, ouste! L’autre imbécile qui appelle son pote depuis tout à l’heure et maintenant, une gonzesse! Tant qu’on y est, hein! Grommela une voix sortant des toilettes, proche de celle de Phylip.

    -Qui tu traites de « gonzesse »?! Rétorqua Ilonna, vexée.

    -Tu sais ce qu’il te dit l’imbécile? rétorqua Théo.

    L’autre ne répondit pas. Mes amis sont spéciaux, je le reconnais.

     


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  • Prologue



    Où suis-je…

    Un océan de lumière m’envahit. Les mondes de l’Eternel …Suis-je obligée de les quitter ? Non. Je ne veux pas. Je ne peux pas !

    NON !





    Chapitre 1



    Ma tête me fait tant souffrir. Pourquoi a-t-Il fait ça…Pourquoi…

    J’ouvre mes yeux remplis de larmes. Me voilà dans une forêt de couleur émeraude. J’entends les chants de quelques oiseaux. Je reprends leur douce mélodie en chantant. Un chant triste…

    Un bruissement de feuilles se fait entendre.

    Effrayée, je m’arrête aussitôt de chanter et je me tourne vers l’endroit où le bruit s’est fait entendre.

    -Salut ! Moi c’est Katrin ! Et toi ? demande en souriant une brune avec de grands yeux bleus en surgissant.

    -P...Perséephone.

    -Bah salut Perséephone ! Tu as une voix magnifique, tu sais ?

    -Merci.

    -Waouh, j’adore tes cheveux. Tu t’es fait une teinture ?

    J’attrape une de mes longues mèches blanches et argentées.

    -Non, ils sont naturels.

    -Ah bon ? La chance ! S’exclame-t-elle. Moi, je peux rien faire avec les miens, regarde ! dit-elle en me montrant une de ses mèches brunes et bouclées.

    En lui souriant, je touche la mèche de cheveux, la rendant lisse grâce à une auréole de lumière.

    -Hein ?! Mais comment t’as fait ça ?!

    -C’est un simple enchantement mineur.

    -Comment tu fais ça ?

    -C’est ma nature.

    Un chant d’oiseau retentit. Je lui réponds en sifflant, faisant s’approcher un petit moineau qui se perche sur mon épaule.

    ___________________________

    3 Janvier 2002

    Ce jour où j’ai rencontré Perséephone…

    J’y penserais toute ma vie. Ce jour si irréel…si magique.

    Elle a complètement bouleversé ma vie.

    Sa manière de penser…ses rires…Tout était spécial.

    Extrait du journal de Katrin.








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