• Améthyste Julia Evans

    Le livre que j'ai écrit à 9 ans!

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                 Chapitre 1: Améthyste…

           Ou comment être la perfection           

                            incarnée.

     

             Bonjour! Moi c’est Améthyste! J’ai 12 ans aujourd’hui. Et je m’ennuie grave. Ma cousine Amina a été super gentille! Elle est venue me déposer une part de gâteau avec une bougie dans ma chambre. Ses parents seraient super fâchés s’ils le découvrait.

              Ils ne m’aiment pas. Mon oncle était jaloux de mon père quand ils étaient petits.

    Mais mes parents sont morts.

    D’après mon oncle, mon père n’était qu’un lâche et un misérable qui n’avait rien trouvé de mieux que de mourir pour échapper au manque d’argent. A chaque fois que j’entends ça, je serre les poings de toute mes forces et je ne dis rien. Il n’a pas le droit de dire ça! Mon père était un homme bien et ma mère aussi d’après mes souvenirs!

    Mes souvenirs…Mes parents me manquent.

    La seule chose que j’ai d’eux est un collier dont le fil est en argent et un pendentif représentant un croissant de lune. Depuis que je suis petite, je le cache parce que si mon oncle le trouvait, il irait surement le vendre: le pendentif est incrusté d’un petit morceau de diamant!

    Ce jour là j’avais fugué de chez mon oncle comme je le faisais tout les mois.

    Je me promenais, mon sandwich à la main, une sacoche accrochée à mon épaule contenant quelques affaires et mon collier.

    « La vie est belle sans ce gros boudin d’oncle! » chantonnai-je. Je croquai dans mon sandwich à pleine dents. Une affiche attira mon attention, je ne remarquai donc pas l’homme que je percutai.

    Sous le choc, ma sacoche était tombée, laissant glisser mon collier et quelques jeans.

    L’homme, d’environ trente ans me regarda, étonné puis se pencha pour m’aider à ramasser mes affaires. 

    « Excusez moi, je ne vous avais pas vu. » m’excusai-je.

    « Ce n’est pas grave! » sourit l’homme. Soudain, son visage se figea de stupeur quand il ramassa mon collier.

    « Améthyste… »

    « Oui, c’est moi! » répondis-je.

    Il marmonna quelque chose et je tombai dans les pommes.

     

    Ces beaux cheveux blonds qui s’échappent de ce chignon…Ces yeux verts si amicaux…ma mère. 

    Ces cheveux bruns ébouriffés…Ces magnifiques yeux bleus marines…mon père.

    Mes parents.

    Je les vois. Je leur cours après. Je hurle leur nom. Ils s’éloignent. Non! Je ne veux pas encore rester seule…

    Un sanglot fit trembler le corps d’Améthyste.

    Ils…ils reviennent! Ca y est ! Ma mère me prend dans ses bras, mon père me caresse la tête. Nous changeons de décor. Nous voilà chez nous, la maison que j’habitais avant.

    Je joue avec ma mère dans le salon. Puis on entend des hurlements, des cris, du verre qui se brise. Ma mère se précipite. Un homme se bat avec mon père. Il ricane. L’instant d’après, mon père git au sol, sans vie. Ma mère folle de désespoir se précipite vers lui. L’homme qui a tué mon père va s’enfuir par la fenêtre quand ma mère lui hurle dessus. Je n’entends pas bien…

    « Dereck…maudit! …David…mon mari…vu ton visage! …paieras! » Voici les bribes de mots que je saisis.

    L’homme se ressaisit puis se retournant, il attrapa ma mère par la taille puis sauta par la fenêtre.

    Du haut de mes trois ans, que pouvais-je faire?

    Je me mis à pleurer. Seule.

     

    Je me réveillai. Tandis que des larmes coulaient le long de mes joues, je sentis un profond sentiment de haine et de vengeance m’envahir. Cet homme qui avait tué mon père…Je le haïssais de tout mon être.

    Ma mère…est peut-être encore en vie!

    J’ouvris un œil rempli de larmes. La lumière m’éblouit quelques instants puis je décidais d’ouvrir l’autre.

    Une douce odeur de sapin embaumait l’air, tandis que les flammes d’une cheminée crépitaient. Mon cerveau se reconnecta quand j’aperçus l’homme que j’avais percuté dans la rue à mon chevet, endormi. Je reculai brusquement, me collant contre le dossier du lit sur lequel j’étais installée. Le bruit que je fis alerta l’homme qui se réveilla.

    « Améthyste…La bague a fait son effet à ce que je vois. » dit-il.

    « Qui…qui êtes vous?! Je ne vous connais pas! Ou suis-je? » demandai-je.

    « Mince…ta bague n’a pas encore fini! » répondit-il.

    Je suivis son regard, et regardai ma main. Une bague d’un bleu éclatant scintillait de mille feux. Puis je me réévanouis.

    Les mêmes images apparurent. Cette fois, je me concentrai seulement sur le visage de l’assassin de mon père.

    Il était blond, ses yeux noirs scintillaient d’un éclat mauvais.

    J’imprimais son visage dans ma mémoire, emplie d’une haine incontrôlable. Les images se dissipèrent.

    A mon réveil, l’homme n’était plus à mon chevet.

    Je me levai, puis sortit de la cabane à pas prudents.

    Un feu de bois crépitait à l’extérieur. Je m’assis près de ces flammes rassurantes.

    Elles m’aspirèrent.

     


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  • Chapitre 2

                   La sphère blanche

     Ou être pomponnée n’est pas aussi                                 

            merveilleux que l’on croit  

     

    Quand je me suis réveillée, j’étais dans une énorme pièce blanche et ronde.

    C’était une sphère géante en fait. De grands écrans étaient fixés au parois.

    Brutalement, ils s’allumèrent, et des images de moi apparurent, tournoyant dans les airs.

    Une énorme flèche orange scintilla, et se tourna vers une porte fermée.

    « Ouh lala, ça sent les problèmes tout ça! » murmurai-je en me tournant vers l’entrée encore close.

    Quelques secondes passèrent, et je me détendis.

    Grave erreur.

    La porte s’ouvrit et quelque chose de blanc fonça vers moi.

                                    

     

                                     ***

    -Aaaaaaaaaaaah! 

    BOUM.

    -Argh, mon bras! C’était quoi ça?!

    Un tableau de bord. Un tableau de bord m’avait percuté.

    La flèche orange pointait maintenant vers le tableau en brillant intensément.

    Ce que disait mon cerveau: Enfuis-toi! Cette sal*perie de machine va te foncer dessus! 

    Ce que disait mon cœur: Approche-toi!

    Je me suis approchée. L’écran étincelait et des boutons de plusieurs couleurs scintillaient. Prudemment, j’en touchai quelques uns.

    Une fumée blanche s’évapora.

    Et je tombai dans les pommes. Encore.

     

                                      ***

    A mon deuxième…non, mon troisième réveil, une odeur atroce flottait dans l’air.

    Du parfum. Lourd, tellement lourd qu’il en était nauséeux. En essayant de me tâter le front, je découvris que mes cheveux étaient attachés en une longue tresse châtain qui balayait presque le sol,  ce qui était étrange vu que j’avais les cheveux mi longs!

    Une pensée me revint et me prit à la gorge.

    « Mon collier! Où…? »

    Il enserrait mon front comme un diadème. Pas très pratique pour se balader dans la rue tout ça.

    Le pire? C’était la tenue. Elle était trop…trop. Sérieusement, je me voyais mal aller au collège avec une robe bleue moulante et pailletée et des ESCARPINS avec des talons de QUATRE mètres!

    J’exagère à peine.

    Je me déchaussai, pour me retrouver pieds nus, histoire de pouvoir m’enfuir. On est jamais trop prudent n’est-ce pas?

    Je me précipitai vers la porte d’où était sorti le tableau de bord de tout à l’heure.


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  • Voilà la suite!^^

    (euhhhh, maintenant que je me relis...je susi vraiment désolée!!Chapitre 1 je suis au présent, chapitre 2, au passé...--'

    Juste pour vous prévenir que je vais garder le présent!)

       

     

     

    Contrairement à ce que je pensais, la porte n'est pas verrouillée. Je débouche dans de grands couloirs immaculés.Sans m'arrêter, je continue de courir jusqu'à me heurter à une gigantesque porte noire. Lorsque je m'approche, une lumière se braque sur mes yeux puis la porte s'ouvre.

    A l'intérieur...

     

                              ***

    Non, pas de monstre, je vous rassure!Juste une énorme pièce blanche où une centaine de personnes travaillent assis à leurs bureaux, discutent dans un coin ou examinent les écrans où apparaissent des images de jeunes filles ou de jeunes hommes.

    Et au centre, sur l'écran géant...mon visage.

     

    Tout le monde s'imterrompt à mon entrée, les regards se braquent sur moi puis certaines personnes font le rapprochement entre l'image sur l'écran et mon visage.Un brouhaha s'élève puis l'homme qui me veillait tout à l'heure se lève et tonne s'une voix forte:

    "Retournez à vos affaires!Je m'en occupe!"

    Il doit être important car tout le monde lui obéit et il s'approche de moi.

    "Bienvenue Améthyste, dit-il en regardant ma robe pailletée et l'espèce de choucroute qui me couvre les cheveux. Euh...ton choix de vêtements est légèrement...douteux, non?

    -Tss, j'ai tout pris au pif, vous rigolez ou quoi!" je rétorque.

    L'homme sourit, puis un tableau de bord semblable à celui que je me suis pris dans la poire surgit.

    Il pianote quelque instants dessus puis une brume m'enveloppe avant de me dissiper...

     

    ***

    FIN!

    ...

    ...

    ...

    Bon d'accord, voilà la suite:

     

    ...l'horrible parfum s'était changé en une délicate odeur de rose et mes cheveux étaient maintenant retenus en un chignon tressé.

    Je tournoie sur moi même, ma robe se déploie en une corolle blanche.

    Soupir de soulagement, les escarpins-manche à balais à la place des talons ont laissé place à des sandales toutes simples.

    "Vous avez bon goût.

    -Des années d'expérience!sourit l'homme. Je me présente, Jake Evans.Je suis ton grand père."

    Stupeur, mon grand père, 24 ans. Tout au plus.

    "Mon oeil."

    Euh oui, réponse très originale mais quand quelqu'un d'inconnu se présente comme votre grand père...J'ai une excuse tout de même!

    Jake sourit et enlève le bracelet qu'il porte au poignet. L'homme de 24 ans laisse place à un septuagénaire.

    Re-Stupeur. Evanouissement.


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